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Le mode de culture biologique pour une plante médicinale

Pourquoi choisir le mode de culture biologique pour une plante médicinale ?

Beaucoup de marques proposent des plantes « naturelles » mais qui ne sont pas biologiques, cultivées sous serre, en hydroponique… Une plante destinée à la santé de l’homme doit être exempte de toute pollution : métaux lourds, engrais chimiques synthétiques de toutes sortes, produits phytosanitaires toxiques… Mais cela ne suffit pas ! Il y a trois éléments essentiels à la culture biologique d’une plante médicinale.

Elle a besoin d’un sol qui lui corresponde pour pousser sans produits chimiques. Ensuite, d’un environnement adéquat : de l’ombre, du soleil, de la sécheresse ou de l’humidité… Et bien sûr de l’amour et une main saine qui s’en occupe. Découvrons à présent le rôle et l’importance de chacune de ces conditions.

Un sol naturel

Le sol constitue la base de toute culture c’est la couche arable, la partie superficielle de l’écorce terrestre, peau vivante biome complexe, foisonnant de vie. Constitué de matière minérale et de matière organique les premiers centimètres, le sol idéal est composé en proportion égale de sable, de calcaire et d’argile (matière minérale) et d’humus (décomposition de la matière organique) qui apporte les éléments nutritifs et assimilables par les plantes, qui retient l’eau et favorise les échanges entre l’eau et la plante sans compter qu’il régule le pH et structure le sol en limitant son érosion.

Une autre interaction biologique qui se déroule dans le sol est très importante pour participer à la richesse de la plante qui nous soignera. Ce sont les racines de certaines plantes, en particulier des arbres qui s’associent avec des champignons pour former des mycorhizes. Ce sont des associations bénéfiques réciproques entre deux êtres vivants. Ainsi les champignons apportent à l’arbre des éléments minéraux (azote, phosphore) que l’arbre ne peut pas absorber directement en même temps qu’ils synthétisent également des antibiotiques, ils désintoxiquent le sol.

Sans compter qu’ils permettent d’augmenter la surface de contact des racines favorisant les échanges entre la plante et le sol, donc la nutrition minérale. En échange les racines de la plante fournissent aux champignons de la matière organique. Ces symbioses nous montrent l’extrême importance une fois de plus, sans compter la richesse, des interactions biologiques entre les innombrables organismes vivants du sol. Voilà les éléments concernant le sol, auxquels il faut être attentifs pour produire des plantes médicinales dignes de cette appellation. C’est plus que le mode de culture biologique et c’est ce que nous faisons sur le Domaine de Mazet.

Un seul environnement : la nature

La plante a d’autres besoins, chacune d’entre elles pousse dans un environnement spécifique, qu’il faudra respecter.

Ainsi, la Reine-des-prés qui pousse naturellement au bord des cours d’eau, dans les forêts, les prairies humides à la mi- ombre ou au soleil, se verra dédier une place dans un endroit humide sur un sol léger qu’il soit calcaire ou granitique.

La Sauge, elle, comme le disait Sainte Hildegarde de Bingen au XIIè siècle « …se développe grâce à la chaleur du soleil plutôt que grâce à l’humidité de la terre… ». Sa place dans notre jardin est en plein soleil sur un sol léger comme elle le requiert.

Le Souci qui est très facile à cultiver, aime les sols légerssablonneux, la terre humifère et fraîche et surtout l’exposition en plein soleil. Une place au sud lui a été réservée après avoir ameubli la terre.

La Mélisse quant à elle, se cultive sur des sols humides mais bien drainés. Comme elle aime les terres fertiles et fraîches, nous aérons son sol tout en lui apportant régulièrement du compost.

Toutes nos cultures sont en pleins champs, jamais dans des serres. Dans la nature les plantes puisent dans le sol ce qu’il leur faut quand il leur faut. Le bon goût du terroir est très important.

Pour l’organisme de certification Ecocert, pas de label Bio pour la culture hydroponique, il n’en est pas question. « La culture hydroponique est en contradiction avec les grands principes définis dans le règlement européen de l’agriculture biologique (RCE 889/08) qui précise sans ambiguïté que le lien au sol est obligatoire. Les plantes doivent être essentiellement nourries par l’écosystème du sol ». Car au cœur de la terre, il y a aussi tous ces habitants du sol qui participent à la croissance des plantes. Et jusqu’à preuve du contraire, le lombric chimique n’a pas encore été inventé. De nombreux types de végétaux nécessitent une pollinisation. Or la pollinisation peut être limitée dans cet environnement quasi hermétique au monde extérieur. Ainsi une plante cultivée sous serre ne sera pas aussi riche et donc possédera pas les principes actifs qui vous feront du bien.

Nos plantes, nous les aimons

Enfin, intervient l’Homme : celui qui cultive les plantes. Gardien du sol et de l’environnement, il a également la charge d’être en harmonie avec celles-ci pour leur éviter tout effet préjudiciable. Ici nous ne brusquons pas les rythmes de la nature, par exemple nous cultivons avec la Lune. Ce qui est très important puisque son influence sur la terre est considérable. Pour ne citer qu’un exemple parmi les plus frappants : son action sur les marées ; hautes quand la Lune est à la verticale, basses quand elle est à l’horizon (est ou ouest).

Ce que « Plantes précieuses » respecte en priorité c’est la lune montante et la lune descendante, à ne pas confondre avec la lune croissante et décroissante. La Lune fait le tour de la terre en un mois lunaire d’environ 27 jours. En lune montante, durant treize jours et demi, c’est à ce moment-là que la sève monte dans les végétaux, c’est le bon moment pour semer et de récolter les parties aériennes. En lune descendante, durant aussi treize jours et demi, la sève redescend dans les racines. Voici le moment idéal pour repiquer la reprise des plantes est facilitée, planter l’enracinement se fait en profondeur. La terre absorbe mieux les fertilisants c’est donc la période d’épandre le compost.

Une des étapes les plus importantes ensuite pour avoir une plante de bonne de qualité est le séchage. Il doit toujours se faire en couche mince dans un endroit où la circulation de l’air doit être bien étudiée et à l’abri de la lumière. Attention ! Les plantes séchées à trop haute température dans des fours perdent tous leurs principes actifs, la température ne doit pas excéder 35°. En effet, si l’eau que contient la plante est évacuée trop vite, elle va tout emmener avec elle, comme un torrent qui dévale la montagne. À l’inverse, si cela se fait en douceur, l’eau va laisser dans la plante ce qu’elle contient.

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